Début : 23 septembre 2016
9 h 30 min
Fin : 23 septembre 2016
16 h 30 min

Event Venue

588, Ave Adoula, Lubumbashi

GPS : -11.66962615452, 27.479274272919

« On n’est pas orphelin pour avoir perdu père et mère, mais d’avoir perdu l’espoir. » Proverbe africain 

« Le mot PROGRES n’aura aucun sens tant qu’il y aura des enfants malheureux. » Albert Einstein

Dans ce travail, Ditshekedi effectue l’opération inverse au travail d’un fossoyeur qui consacre la disparition de la vie par l’enfouissement sous terre. Ce qu’il tente de faire, c’est de montrer la résilience de la vie en laissant apparaître des visages qui éclosent et se régénèrent. La métaphore de la racine (m’zizi en swahili) apparait comme essentielle pour cette conception de la vie, de la régénération de la force vitale très présente dans plusieurs croyances africaines.

« En rassemblant des racines comme dépositaires de la vie, je pense aux ossements des enfants qui meurent chaque jour partout dans le monde suite à des catastrophes naturelles, sous les balles des seigneurs de guerres, crimes politiques, viols, etc. Ils sont toujours parmi les premières personnes à être touchés par les conflits. Même s’ils ne sont pas tués ou blessées, après avoir dû endurer les déplacements forcés, ceux qui survivent doivent souvent se battre ou lutter pour un autre type de survie, contre les maladies, les intempéries et la faim.
Cependant, ils sont contraints de servir comme combattants ainsi que boucliers humains, à être exposés aux débris d’explosifs qui tuent ou mutilent des milliers d’entre eux… Ils fouillent dans des tas d’ordures à Manille, sont obligés de porter un AK-47 dans la jungle de la République Démocratique du Congo, sont forces de se prostituer dans les rues de Moscou, sont Mendiants à Rio de Janeiro, ou encore orphelins du SIDA au Botswana. »

Prenant à la lettre l’idée que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir,  l’artiste entreprend de changer le mot « vie » par « espoir » et le mot « mort » par « désespoir » :

« La vie m’apparut ainsi comme une existence provisoire qui peut être modifié à tout moment par une série d’événements survenant dans un sens ou dans l’autre. Les événements sont à leur tour suscités par un ensemble des choix qu’on opère à chaque instant. Et la mort ne serait qu’un aboutissement de l’un de ce choix. »

Le caractère fragile et fugace de la vie n’a selon lui de sens que par notre incapacité à domestiquer l’espoir, à faire le choix de l’espoir. Son travail d’artiste est ainsi un marqueur d’espoir.

Ainsi l’exercice des mouvements de pensées exploite l’équilibre dans ce monde en mutation. Peut-on dire que Ce qui arrive n’est ni automatique ni arbitraire?, que cela arrive tout simplement ? Et que les événements sont à leur tour lier les uns les autres d’une façon qui parait incroyablement harmonieuse ou dangereusement dévastatrice? La force de l’art est donc de rester comme la racine, un réservoir d’espoir, qui puisse parler à l’âme d’une société et lui permettre de se régénérer.

Fees & Tickets
Gratuit
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